22.12.2009
La mer

La mer est lasse
D’être trop basse
A frôler l’aile d’un goéland.
Elle aurait préféré le vent.
Celui qui lève
Et qui soulève,
Vous porte là loin de l’étale
Dans une poussée, forte et fatale.
Claquement d’aile du goéland,
Soulevé lui aussi par le vent.
La mer est basse,
La mer est lasse,
Elle m’a cédé sa place, hélas.
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Mars 2008
19:58 Publié dans Pensées volages | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Les quatres saisons

Il est des sentiers de l’automne
Où l’on ne croise jamais personne
Mais j’aime les sentiers aux embruns
Qui en décoiffent plus d’un
Il est des sentiers de l’hiver
Qui met notre cœur en jachère
Mais j’aime les sentiers de traverses
Où l’on court pour échapper à l’averse
Il est des sentiers au printemps
Que l’on dévale en courant
Et j’aime les sentiers de plaisir
Qui se terminent dans des éclats de rire
Il est des sentiers d’été
Que tendrement notre cœur a gardé
Et les sentiers de l’amour
Que l’on voudrait retrouver toujours
19:55 Publié dans Pensées volages | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Espièglerie

Les chaussettes ont une vie propre,
C'est à n'en point douter.
Et j'en veux pour preuve
Qu'il est bien difficile
Et souvent une épreuve,
De par deux les garder.
Combien de fois ne les avez-vous pas cherchées
Après un tour dans la machine à laver ?
Quand on s'appelle 'chaussette',
On ne connaît que la poudre d'escampette !
C'est quand elles sont malpropres,
Qu'elles sont les plus espiègles.
Pour elles, il n'y a pas de règles
Et un plus un n'a jamais fait une paire.
Certaines même sont téméraires.
J'en ai trouvé perchées au sommet d'une penderie
Ou alors bien cachées en dessous des draperies.
Mais ces pauvres idiotes,
Sans leur autre petiote
Ont bien souvent fini seules et sans espoir,
Abandonnées tout au fond d'un tiroir.
19:37 Publié dans Pensées volages | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note



